Propos insignifiants

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 Lunar Park de Bret Easton Ellis

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LP de Savy
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MessageSujet: Lunar Park de Bret Easton Ellis   Sam 22 Oct 2005 - 21:52

A 40 ans, l’ancien enfant terrible des lettres américaines s’assagit, et se lance, à ses risques et périls, dans l’autofiction et le pastiche du roman d’horreur.

Par Bruno CORTY
[20 octobre 2005] Le Figaro littéraire

LE CINQUIÈME roman de Bret Easton Ellis contient 379 pages. Les trois dernières sont magnifiques. Le reste du temps, l’ancien enfant terrible de la littérature américaine (1), révélé en 1985 par Moins que zéro, s’amuse avec son lecteur. Il s’étend sur son sujet favori, lui-même, ses maîtresses, ses amants, ses problèmes d’alcool, de drogue, son statut d’écrivain, sa célébrité, son amitié barbelée avec Jay McInerney. Il confesse avoir été marié avec l’actrice Jayne Dennis, avoir eu un enfant avec elle, Robby, qu’il n’a pas reconnu. Il revient sur le succès et le scandale fracassants d’American Psycho (1991), son troisième roman, et sur la campagne, très virulente à ses yeux, menée contre lui par les associations féministes. Et puis arrive l’essentiel : la mort de son père, en 1992.
Les deux Ellis ne se parlaient plus depuis des années. L’aîné est mort ruiné après avoir gagné des dizaines de millions de dollars. L’aîné vivait avec une maîtresse bien plus jeune que lui. L’aîné avait subi une « extension de pénis » qui avait raté. Aucun détail ne nous est épargné. On se croirait dans Patrimoine de Philip Roth avec ces scènes terribles où l’écrivain relevait, dans la salle de bains, son père nu, baignant dans ses excréments.
Ellis n’a pas digéré la mort de son père. Huit ans après sa disparition, dans un restaurant parisien, le grand garçon élégant au visage poupin portait de vieilles chaussures fatiguées lui ayant appartenu. Façon de l’écraser ? De marcher dans ses pas ?

Lunar Park est donc le roman d’un homme que la jeunesse abandonne, mal dans sa peau, et qui s’interroge. Ai-je été un mauvais fils ? Aurai-je été un bon père si j’avais assumé ce statut ? Et le romancier dans tout cela ? Comment parler de soi sans avoir l’air encore plus nombriliste ? Prendre un pseudonyme ? Pas assez gratifiant ! Un double ? Ellis a lu Roth et Opération Shylock, dans lequel un écrivain nommé Philip Roth lutte contre son double maléfique qui s’appelle, lui aussi, Philip Roth... Il applique la recette. Voici donc un narrateur romancier, Bret Easton Ellis, qui n’accepte la mort de son père. Pour se mettre à l’abri des tentations, des paparazzi, il s’installe, côte Est, dans une banlieue cossue, avec sa femme Jayne, actrice en vogue, leur fils Robby, sa demi-soeur Sarah et le chien Victor. Et là, tout se gâte. La peluche de la petite Sarah entreprend de ramper au plafond et de dépiauter les meubles. Le chien hurle à la mort. Les meubles bougent. La façade de la maison change de couleur. L’écrivain reçoit, chaque nuit, à 2 h 40, heure de la mort du père, des courriels de sa banque. Il voit une pierre tombale dans le jardin.

Rattrapé par ses démons
A l’extérieur, ce n’est guère mieux. De jeunes garçons disparaissent. On retrouve des cadavres mutilés mais aucune empreinte. Le policier chargé de l’affaire se trouve, coïncidence, être un fan d’Ellis. Dès le départ, il a compris : le tueur copie, au détail près, les scènes macabres des romans de Bret Easton Ellis et, plus particulièrement, du plus sanglant d’entre eux, American Psycho.

L’écrivain est donc rattrapé par ses démons. C’est le début du cauchemar. Lors d’une soirée pour Halloween, Ellis croise le sosie de Patrick Bateman, le tueur en série sorti de son imagination. Sa raison vacille. Et s’il ne s’agissait pas d’un plaisantin mais du personnage passé de l’univers fictionnel à la réalité ? A l’autofiction, façon Roth, Ellis ajoute donc l’hommage, appuyé, au roman fantastique, tendance horreur, incarné par Stephen King et s’inspire de La Part des ténèbres et de Shining. Comme si cela ne suffisait pas, il en rajoute sur le thème rebattu de la maison hantée dans des pages dignes du Grand Guignol. Quitte à laisser le lecteur en route. Ellis s’en moque bien.
Vingt ans après Moins que zéro, il boucle la boucle, achève un cycle. Ses lecteurs attentifs retrouveront d’ailleurs, d’un roman à l’autre, les mêmes références : les posters d’Elvis Costello, la Mercedes 450 du père et cette phrase, en forme de commandement : « Disparaissez ici », devenue, dans Lunar Park : « Disparais ici ».

Là réside, sans doute, la tentation de l’écrivain et de l’homme Ellis : se soustraire, pour de bon, au regard, au jugement, des autres. Pour se retrouver, s’accepter enfin. Comme il a fini par accepter, après sa mort, ce père terrible ? A moins qu’il ne s’agisse d’un ultime pied de nez avant la fin de la représentation ?


(1) Pour en savoir plus, on lira l’épais dossier consacré à Bret Easton Ellis dans la revue « Transfuge ».
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LP de Savy
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MessageSujet: Re: Lunar Park de Bret Easton Ellis   Dim 23 Oct 2005 - 22:40

Je n'ai pas encore lu Brett Easton Ellis mais je fais assez confiance à Christian Authier.

Le monde selon Ellis

La star de la littérature mondiale, revient, cinq ans après «Glamorama», avec un éblouissant «Lunar Park».

Par Christian AUTHIER
[22 octobre 2005] Le Figaro Magazine


Cela aurait pu s'appeler Sujet Ellis ou bien la Vie quotidienne de Bret Easton E. Sauf qu'en se mettant en scène, l'un des plus grands romanciers de son temps ne pouvait se contenter d'exhiber ses papiers d'identité et ses tourments psychologiques. Son nouveau livre s'ouvre avec un prologue époustouflant où l'écrivain analyse les premières phrases de ses romans, dont celle de Lunar Park que l'on ne lira en situation qu'à la page 46... En moins de cinquante pages, Ellis retrace sa carrière fulgurante. La publication de Moins que zéro en 1986 fait de ce fils de bonne famille de 21 ans l'écrivain de la génération MTV. Deux ans plus tard, les Lois de l'attraction confirme son statut de peintre minimaliste d'une jeunesse dorée et cynique s'abîmant dans la drogue, l'alcool, le sexe et leurs représentations falsifiées. Puis survient l'ouragan American Psycho en 1991, «l'année où j'ai été haï». Scandale médiatique et succès mondial pour ce pavé ultra-violent dans lequel Ellis dresse le portrait d'un jeune yuppie new-yorkais, Patrick Bateman, pratiquant le meurtre en série avec la même sophistication employée à l'entretien de son corps ou au choix de sa garde-robe. A travers son «héros», Ellis pose la figure du serial killer comme l'aboutissement ultime de la loi de la jungle économique. Ni Dieu ni maître pour Bateman (sinon Armani et Ralph Lauren), jouisseur sans entraves d'une société corrompue par le matérialisme, unifiée par l'image et la marchandise. Pour cette civilisation au visage de «colosse déchiqueté», la rédemption n'existe plus, la confession est devenue impossible. Crimes sans châtiment.

En 2000, Bret Easton Ellis signe avec Glamorama un voyage vertigineux de New York à Paris en passant par Londres, sur fond de réseau terroriste international, en compagnie de top models, stars et autres beautiful people gâtés par le culte de la beauté et la pulsion de mort. Dans ce monde dédié à la séduction et au narcissisme, la condition humaine se réduit aux marques que l'on exhibe et au commerce des apparences : «On se débarrassait des gens parce qu'ils avaient trop de cheveux ou pas assez, parce qu'ils avaient des rides, parce qu'ils n'avaient pas de muscles à dessiner et à tonifier, parce qu'ils étaient à mille lieues d'être célèbres.»

Impitoyable scrutateur des temps modernes, Ellis rejoint la vision de Guy Debord («Le spectacle est le discours ininterrompu que l'ordre présent tient sur lui-même, son monologue élogieux. C'est l'autoportrait du pouvoir à l'époque de sa gestion totalitaire des conditions d'existence», écrivait-il dans la Société du spectacle) comme celle de Christopher Lasch dans la Culture du narcissisme ou de Gilles Châtelet dans Vivre et penser comme des porcs. Mais mieux qu'un théoricien ou un anthropologue, Bret Easton Ellis est une manière de Dostoïevski moderne sondant le nihilisme contemporain et les racines du Mal. Les bas-fonds ont pris quartier à Wall Street, dans les défilés de mode ou les soirées people, et Ellis a inventé pour les décrire une écriture et un univers singuliers. Souvent copié (utilisation des marques, violence froide...), son style dégage une puissance hypnotique unique qui réside notamment dans la description quasi clinique des comportements.

Dans Lunar Park, il élargit encore sa palette. On retrouve les dialogues qui font mouche, l'humour glacé, le rythme envoûtant, mais c'est l'exercice du «mentir-vrai» schizophrène qui impressionne. Derrière son titre mystérieux («Le titre n'a de sens que pour mon fils. Ce sont les deux derniers mots de ce livre, et, à ce moment-là, j'espère qu'ils s'expliqueront d'eux-mêmes pour le lecteur aussi», annonce l'écrivain dans les premières pages), ce roman qui se présente d'abord comme une autobiographie va également être le récit des douze jours qui ont vu la vie d'Ellis s'effondrer. Cette folle complainte, pleine de cruelle autodérision, n'est pas sans évoquer dans sa forme les Carnets du sous-sol de Dostoïevski, dont l'Américain citait un extrait en exergue d'American Psycho : «Le personnage se présente au lecteur, il expose ses idées et semble vouloir expliquer les causes qui l'ont fait naître dans notre société. Dans le second fragment, il relate certains événements de son existence.»

On rit beaucoup et on tremble encore plus

Ellis raconte donc ses tournées promotionnelles, ses overdoses, ses hallucinations, les soirées à 50 000 dollars, une existence devenue une «parade sans fin» où la fête est la «surface sur laquelle la vie quotidienne venait s'inscrire». Au passage, il s'invente une femme vedette de cinéma et un fils. Dans sa banlieue résidentielle chic du comté de Midland, cette famille factice va connaître un cauchemar éveillé. Le réel se dérègle et la maison d'Ellis s'anime. La moquette pousse, Terby, l'oiseau en peluche, se fait les griffes sur les portes, les meubles se déplacent, des e-mails étranges arrivent toutes les nuits à l'heure à laquelle son père est mort, une pierre tombale surgit dans le jardin...

Pendant ce temps, dans la petite ville, des garçons disparaissent, un tueur sévit en copiant les meurtres d'American Psycho tandis qu'une voiture, exacte réplique de celle offerte par son père à l'écrivain pour ses 16 ans, conduite par Clayton, personnage du premier roman d'Ellis grimé en Patrick Bateman, arpente les rues. Brillante mise en abyme où le thriller côtoie la comédie de moeurs, la satire sociale et le fantastique.

On rit beaucoup et on tremble encore plus avec ce Lunar Park en forme de train fantôme qui fait songer au Shining de Stephen King revu par David Lynch. «Les démons sont malicieux et puissants. Les fantômes sont seulement confus, perdus, vulnérables», confie un exorciste chargé de libérer la maison des souvenirs des morts. Parmi ces présences, Bret Easton Ellis tente de démêler les liens de la filiation et de la vie confrontés à un constat désenchanté : «Tant de gens avaient perdu leur capacité d'aimer.»


Au fil des pages, c'est le rêve d'une réconciliation qui naît avec des cendres enfin dispersées qui éclairent le roman d'une lumière et d'une émotion inattendues. L'écrivain achève Lunar Park par la scène la plus poignante de son oeuvre. Nous voici face à Bret Easton Ellis, hanté par ses fantômes et ses démons les plus intimes - ce fils qu'il n'a pas, ce père qu'il n'a plus, et cette vérité déchirante : «Nous étions simplement des survivants dans un monde anonyme.»

Lunar Park, de Bret Easton Ellis, Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Guglielmina, Robert Laffont 379 p., 21 euros (A paraître le 24 octobre).
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LP de Savy
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MessageSujet: Re: Lunar Park de Bret Easton Ellis   Lun 24 Oct 2005 - 11:41

Heureux qui comme Ellis

Insupportable, provocateur, ultrasnob et génial, on a tout dit et tout écrit sur Bret Easton Ellis. Dans « Lunar Park » (Robert Laffont), son sixième roman, il dézingue l'autofiction, se révèle auteur de thriller et prend de vitesse sa génération.

Christophe Ono-dit-Biot

Un jour, dans les histoires littéraires du futur, on écrira qu'au milieu des années 80 un gamin de 20 ans installa au royaume des jeunes écrivains la dictature la plus terrible qui soit. Celle de l'envie. On écrira aussi qu'avant lui on notait en littérature un certain nombre de courants, sinon de tendances, et que ce gamin, devenu peu à peu adulte, les balaya tous en seulement quatre romans et un recueil de nouvelles. Durant cette dictature, les jeunes écrivains ne furent plus naturalistes, satiristes, réalistes, magiques ou intimistes, mais seulement « ellisiens ». Ou plutôt voulurent l'être, multipliant dans leurs textes les allusions aux drogues synthétiques, à la violence sexe et chic, et au name-dropping catastrophique. En vain. Ellis était inimitable, et ils plongèrent pour la plupart dans la plus noire dépression, les pieds lestés par leurs romans. La nouvelle, donc, risque d'être terrible pour eux : Ellis est revenu, et mieux armé que jamais.

Le héros et narrateur, c'est Bret Easton Ellis lui-même. Le roman s'intitule « Lunar Park ». Comme « Glamorama » paru il y a cinq ans, comme « American Psycho » publié il y a quinze ans, c'est un titre programme, et même un livre programme. Epais et argenté comme une brique design (Ellis aime le chic), frappé d'un titre découpé dans la jaquette façon pochoir militaire (Ellis aime les armes), il révèle par transparence un portrait de l'auteur (Ellis est narcissique). Sauf que, pour la première fois, ce portrait est déformé, comme shooté à travers une fenêtre embuée.

C'est un signe, une façon d'annoncer subtilement que le héros et narrateur de « Lunar Park », cette fois-ci, c'est Bret Easton Ellis lui-même. Qui a décidé de prendre du recul et de raconter, dans un premier chapitre époustouflant, comment sa vie a changé en 1983. Défoncé au crystal-meth dans une chambre de campus, l'étudiant en art y achève alors le manuscrit publié sous le titre de « Moins que zéro ». A 20 ans à peine, il lui apporte une célébrité dont il ne se remettra jamais. En trente pages, c'est ainsi toute la jeunesse de Bret Easton Ellis qui défile, racontée par Bret Easton Ellis. Avec son lot d'orgies huppées, financées par ses éditeurs, de batailles de homards au Carlyle, de Ferrari pilotées nu, « sucé par des actrices de séries B », et couronnée par la publication d'« American psycho », « accusé de faire du meurtre en série le dernier chic du pays » et vendu à des millions d'exemplaires.

Une époque bénie où il forme, avec l'autre romancier adulé, Jay McInerney, et quelques éditeurs branchés de moins de 30 ans, la bande du « Brat Pack ». Une époque où « publier un objet brillant ressemblant vaguement à un livre était simplement un prétexte pour les fêtes et le glamour »... Et puis, stop, soudain Ellis s'arrête, revient à la ligne, et annonce après ce prologue sexy et cocaïné que tout ça est terminé. Qu'il a rencontré une « actrice sérieuse » qui s'appelle Jayne Dennis, qu'elle lui a donné un enfant, qu'il l'a suivie dans une banlieue chic et ennuyeuse, et que c'est là que tout a dégénéré. là que commence, précisément, l'histoire de « Lunar Park ».

Hommage à Philip Roth et Stephen King. Une autofiction ? Certes, sauf que presque rien n'est vrai. Bret Easton Ellis n'est pas marié, il n'a jamais eu de fils, et surtout n'a jamais quitté Manhattan. Mieux, Jayne Dennis n'existe pas, sauf sur un site internet créé par un fan du romancier (www.jaynedennis.com). Bref, Ellis dézingue l'autofiction en singeant l'autofiction. Il s'invente une vie qu'il ne vit pas, il se fantasme, et en profite pour rendre hommage à deux parrains de la littérature américaine : Philip Roth et Stephen King. De sa lecture de Roth on note ces longs apartés du héros-narrateur Ellis avec l'écrivain Ellis, qui rêve de retourner écrire son nouveau roman « Teenage Pussy » au lieu d'emmener les gosses au cinéma multiplexe parce qu'il est un mauvais père et qu'il le sait. « Teenage Pussy » ? Un thriller pornographique qui « ferait ressembler "Sodomania" à "Microcosmos". » Un roman dont les chapitres s'intitulent « Clittérature », « Seins en travaux » ou « Je Suis Pas Trop Enorme Pour Toi ? », mais dont on ne lira jamais une ligne pour la bonne raison que ce roman n'existe que dans « Lunar Park ».

Quant à Stephen King, c'est le véritable père spirituel du roman : en l'espace d'une semaine (le temps du livre), l'univers paisible de cette tranquille banlieue chic dérape en effet dans le paranormal, l'horrible. Patrick Bateman, le yuppie serial killer inventé par Bret Easton Ellis dans « American psycho », débarque dans le roman et vient hanter le campus où enseigne (et drague) le héros Bret Easton Ellis. Sarah, la fille de Jayne, certifie que son oiseau en peluche est vivant, fait confirmé par les griffures apparaissant sur le plafond de sa chambre et les écureuils retrouvés éventrés près de la piscine. Sans compter les mystérieux e-mails, enfin, qui atterrissent chaque nuit sur l'ordinateur personnel du romancier à l'heure précise où, dix ans plus tôt, son propre père est mort... On ne dévoilera rien, l'habileté d'Ellis étant de sublimer cette vraie/fausse autofiction dédiée à la paternité en un thriller haletant qui commente, parodie et prolonge l'oeuvre d'Ellis lui-même. Chapeau l'artiste ! On peut donc à raison s'inquiéter pour les jeunes romanciers fragiles qui, à la lecture de « Lunar Park », vont retomber dans la déprime. On peut aussi se réjouir pour les autres, à qui il va redonner sacrément envie d'écrire. Heureux qui, comme Ellis, a fait un beau roman

Repères :
1964 : naissance à Los Angeles.

1985 : « Moins que zéro ».

1987 : « Les Lois de l'attraction ».

1991 : « American Psycho ».

1999 : « Zombies »

2000 : « Glamorama ».

2005 : « Lunar Park ».


« Lunar Park », traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Guglielmina (Robert Laffont, 379 p., 20 euros).


© le point 20/10/05 - N°1727 - Page 128 - 938 mots
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