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 La Cité Heureuse

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Magnakaï
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Nombre de messages : 79
Date d'inscription : 07/03/2006

MessageSujet: La Cité Heureuse   Ven 7 Sep 2007 - 12:07

Voici l'une des premières critiques du nouveau roman de Benoît Duteutre paru mi-août

http://www.lepoint.fr/content/culture/article?id=199488

Roman
Extinction du domaine de la lutte

06/09/2007 - Albert Sebag - © Le Point - N°1825

Si vous croisez un jour Benoît Duteurtre, vous serez intrigué par l'étrange alchimie qui se dégage de son être. Ses yeux ronds d'une infinie malice lui donnent des allures de fou du roi, un job qu'il n'aurait pas dédaigné voilà quelques siècles. Car, depuis bientôt vingt-cinq ans, treize romans et quatre essais, Duteurtre continue à pointer les affres de la société en n'oubliant jamais de déployer son humour tout busterkeatonien. Un seul de ses confrères y est parvenu ces dernières années : Michel Houellebecq. Le lecteur ne s'étonnera pas alors d'apprendre que Duteurtre et l'auteur des « Particules élémentaires » furent souvent très proches dans la vie.

Dans ce nouveau roman, nous nous retrouvons à Town Park, une « cité heureuse » réalisée en plein coeur d'une ville de la vieille Europe. Une sorte de Disneyland pour adultes conçue par un consortium omnipotent qui attire les touristes du monde entier. Les habitants de Town Park mènent la belle vie. Leur seule obligation ? Porter des costumes d'époque. Le narrateur a longtemps été ultraréfractaire à ce nouvel éden de la civilisation des loisirs. Dans un coin de sa bibliothèque s'alignent quelques volumes qui lui rappellent ses combats de don Quichotte ex-situ : « La société du spectacle », « Le grand bond en arrière », « La ruine du capitalisme »... Duteurtre sonne la mort des idéaux. Town Park devient l'emblème définitif de tous les combats perdus par la génération post-soixante-huitarde. Et Duteurtre, comme en se jouant, en virtuose de la reddition, de s'adonner à une nouvelle morale : « Accepter le monde tel qu'il est et tâcher d'apprendre à me connaître moi-même, en dominant les forces qui me menacent réellement : l'angoisse de la maladie, la crainte de la pauvreté, l'horreur de la mort... N'est-ce pas là un programme de combat [...] autour duquel pourrait, un jour, se mobiliser la totalité de l'espèce humaine ? » Duteurtre vient d'écrire son « Extinction du domaine de la lutte ».


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En ce qui me concerne, j'ai bien apprécié ce roman qui semble clore un cycle (je sais, l'expression est galvaudée),de nombreuses surprises attendent les fidèles de B.D dans le récit.

Par ailleurs, on a l'impression que Benoît Duteurtre a rendu les armes face au Moderne...
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